Tribune de soutien à Valérie Murat, lanceuse d’alerte sur les pesticides dans les vins de Bordeaux

PAR COLLECTIF 31 MARS 2021

Suite à une plainte du conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), Valérie Murat a été condamnée pour avoir démontré, preuves de laboratoires à l’appui, que des vins étiquetés « Haute Valeur Environnementale » contenaient des pesticides. Plusieurs personnalités lui apportent ici leur soutien.

Touche pas à ma viticulture ! On savait déjà la Gironde viticole gourmande en pesticides, peu regardante sur les conséquences sanitaires et environnementales de ses pratiques, mais on n’imaginait pas qu’elle était à ce point prête à tout pour faire taire les critiques !

Menace de mort sociale

Sur plainte du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui a la haute main sur la viticulture girondine depuis des décennies, le tribunal judiciaire de Libourne a lourdement condamné le 25 février dernier l’association « Alerte aux toxiques » et sa porte-parole Valérie Murat pour avoir démontré, preuves de laboratoires à l’appui, que des vins étiquetés « Haute valeur environnementale » contenaient des pesticides de synthèse, y compris cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

Pour avoir rempli sa fonction de lanceuse d’alerte, qu’elle poursuit inlassablement depuis la mort de son père, viticulteur, à la suite d’un cancer lié aux pesticides, Valérie Murat est aujourd’hui menacée de mort sociale par une profession qui tente de faire taire celles et ceux qui l’accusent de déni. Une profession qui semble vivre dans l’illusion que ne pas voir, c’est ne pas savoir, et que ne pas savoir la soulage de ses responsabilités.

Par la violence et la démesure de la peine, 125 000 euros de dommages et intérêts à acquitter avant de pouvoir interjeter appel, le tribunal de Libourne semble hélas avoir épousé la cause du silence. Fallait-il donc à tout prix éviter le débat de fond soulevé par les analyses d’« Alerte aux toxiques », à savoir : le label Haute valeur environnementale, dont la viticulture girondine est le principal utilisateur, répond-il à de vrais critères environnementaux et à des changements de pratiques, ou n’est-il qu’une habile opération de marketing qui ressemble furieusement à du « greenwashing » ?

Une condamnation invraisemblable

La Confédération paysanne, Agir pour l’environnement, le Synabio, la fédération France Nature Environnement (qui a pourtant été l’un des initiateurs de ce label) ont déjà répondu à cette question le 2 décembre dernier en dénonçant « l’illusion de transition agroécologique » que constitue cette certification. « Alerte aux toxiques » n’est donc pas seule dans ce combat et a rempli sa mission d’informer en démontrant toutes les équivoques d’un label qui bénéficie pourtant d’un soutien massif des pouvoirs publics.

Ainsi, alors que le plan « écophyto » du gouvernement prévoit de réduire de moitié l’utilisation des pesticides, ledit label ne fixe aucune obligation de résultat concernant les produits phytosanitaires !

Derrière cette invraisemblable condamnation se cache une autre réalité : alors que les ventes de vins de Bordeaux s’écroulent, le HVE est apparu comme une solution pour sortir de l’image d’addiction aux pesticides qui colle à la filière. Pour mémoire, la vigne consomme 20% des pesticides utilisés en France pour 3,7% de la surface cultivée ! Ce label HVE si bienvenu permet aux institutions locales et à l’interprofession viticole de communiquer à bon compte sur la « réorientation » » du vignoble vers des pratiques « vertueuses ». Autrement dit, une façon de développer un discours plus vert, plus écolo…Mais sans changer de pratiques ! On frise l’imposture.

76 millions d’euros de soutiens publics

Comme le souligne l’association Agir pour l’environnement : « Le gouvernement crée volontairement une confusion vis-à-vis des consommateurs. Il s’agit de faire de HVE un concurrent du bio et non une transition vers le bio ». La force de frappe institutionnelle en faveur de HVE est massive : Elle représente un budget de 76 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2021…Alors que les aides au maintien de la bio ont été supprimées au début du quinquennat d’Emmanuel Macron !

Aujourd’hui, toute la grande distribution réclame des produits labellisés HVE. C’est en effet un bon moyen pour elle de montrer au consommateur sa préoccupation environnementale… Sachant que son offre en bio n’est pas suffisante3 ! Toute une filière commerciale s’y retrouve. On est donc fondé à s’interroger sur le sens de HVE qui pourrait bien signifier : Haute Volonté d’Enfumage ? Exactement ce que fut l’invention par la FNSEA du terme « agriculture raisonnée » en son temps.

Le CIVB et ses obligés ne devraient pas trop se réjouir de cette victoire judiciaire car ils ont déjà perdu sur le terrain de l’opinion et des consommateurs. Chaque jour est plus grande l’exigence d’une agriculture respectueuse de l’environnement, des agriculteurs et de la santé de tous. Or, il n’est pas besoin d’habiter près des vignes pour courir des risques sanitaires, comme l’a montré la campagne de mesures des pesticides dans l’air conduite par l’organisme de surveillance « Atmo Nouvelle-Aquitaine », en juillet 2019, « illustrant le transfert aérien des molécules depuis les surfaces agricoles vers les zones urbaines » telle Bordeaux.

L’heure est à la transition pour la santé de tous et toutes

Ce procès et ses suites sont donc notre affaire à tous. Plutôt que d’accuser Alerte aux toxiques d’« escroquerie intellectuelle », de diaboliser Valérie Murat et ceux qui la soutiennent en tentant de la faire taire par des moyens indignes, le CIVB ferait mieux de remettre les pieds sur terre avant qu’il ne soit trop tard. Toute une profession, qu’il défend si mal en campant dans le déni, est en danger.

Face au réchauffement climatique et à la nécessité d’une transition écologique, la viticulture bordelaise devra s’adapter. Le temps du Bordeaux for ever est terminé. L’heure est à la transition. C’est le rôle du CIVB de l’accompagner, comme d’accepter le débat avec ceux qui n’ont pour seul intérêt que la santé des travailleurs viticoles, des riverains des vignobles et de leurs enfants. C’est une question de santé au travail comme de santé publique.

Voilà pourquoi Valérie Murat mérite mieux que cette condamnation aussi aveugle qu’injuste.

Nous la soutenons dans son juste combat !

Premiers signataires :

Noël Mamère – Écologiste
Marie-Lys Bibeyran – Collectif Info Médoc Pesticides
Professeur Rustin – INSERM / pesticides SDHIS
Paule Benit – INSERM / pesticides SDHIS
Dominique Bourg – Professeur honoraire, Université de Lausanne
Laurence Jonard – Pharmacienne et généticienne moléculaire
Pierre-Michel Périnaud, Président de l’Association des Médecins contre les pesticides.
Martin Pigeon – Chercheur et militant à Corporate Europe Observatory (CEO)
Marie Monique Robin – Journaliste, réalisatrice et écrivaine
Fabrice Nicolino – Président du Mouvement des Coquelicots
Franck Dubourdieu, Agronome, Oenologue, Médecin membre de l’Association contre les Pesticides de Synthèse.
Sylvie Dulong – Viticultrice – Présidente déléguée de Bio Nouvelle Aquitaine
Patrick Lespagnol, Président du Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique
Jacques Carroget – Président du Syndicat des Vins naturels
Olivier Paul-Morandini, Domaine Fuori Mondo en Toscane et Fondateur de Transparency for Organic Word Association
Nicolas Laarman, délégué général de Pollinis
Benoît Biteau – Agronome, paysan et député écologiste au Parlement européen
Loïc Prud’homme – Député de la Gironde
Pascal Doquet, Président de l’Association des Champagnes Biologiques
Antoine Deltour – Lanceur d’alerte Luxleaks
Philippe Candelon, co-fondateur et président de alerte.me l’association qui aide les lanceurs d’alerte
Rodolphe Urbs – Dessinateur libraire
Adrien Tréchot – BBD éditions / Dans ma bouteille.com
Geoffrey Livolsi – Co-fondateur de Disclose.ngo
Inès Léraud – Journaliste, documentariste et auteure de « Algues vertes, l’histoire interdite »
Marion Laine – Réalisatrice et scénariste
Jérôme Douzelet – Auteur du livre Le goût des pesticides dans le vin
Guillaume Pire – Vigneron Bio Château de Fosse-Sèche
Guillaume Bodin – Vigneron-Cinéaste
Pierre Gilbert, caviste Bordeaux
Annick Le Mentec – Collectif des victimes des pesticides de l’ouest
Georges Arnaudeau, Président et fondateur de l’association allo amiante
François Veillerette, Porte-parole Générations Futures
Serge Lequéau Union syndicale Solidaires de Bretagne
Sylvie Nony, Alerte Pesticides Haute Gironde
Sandrine Malet – Militante antiraciste et citoyenne écologiste
Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM
Sandra Regol – Secrétaire nationale adjointe d’EELV
Jean Noël Jouzel – Sociologue
Giovani Prete – Sociologue
Cyril Dion – Écrivain, auteur-réalisateur, poète, activiste

Un grand cru classé Du Médoc, en biodynamie, accusé de conditions de travail inhumaines.

Des saisonniers espagnols dans un vignoble en France dénoncent les abus…

Source : https://www.publico.es/economia/temporeros-espanoles-vina-francia-denuncian-abusos-insultos-falta-alojamiento.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=publico&fbclid=IwAR2DXOh-Imune5qpTUNaRBah0CnTgcv02CqY72hXXdUDkGZZXXO6oEbRMgc

Vous connaissez le chateau Palmer; un Margaux grand cru? Moi non plus. Vu le prix de la moindre bouteille je ne le connaîtrai jamais. En revanche, un groupe de saisonniers espagnols ne le connaît que trop comme le raconte Alejandra de la Fuente sur le site « Publico » (Traduction automatique retouchée)

 Certains travailleurs affirment que l’entreprise ne leur a fourni à aucun moment de logement, de sorte que tous les travailleurs saisonniers du groupe dormaient dans la rue.

 

Un homme recueille la récolte de raisins dans un vignoble à Soltvadkert / REUTERS

Les vendanges…

MADRID

30.09.2020 À 23H24

ALEJANDRA DE LA FUENTE

@YoSoyAleFuente

Au total, 14000 saisonniers espagnols, un chiffre similaire à celui enregistré ces dernières années, se sont rendus en France pour travailler sur la campagne de récolte de cette année, une campagne très marquée par la crise sanitaire des coronavirus.

La plupart d’entre eux viennent d’Andalousie, bien qu’il y ait aussi des transferts de la Communauté valencienne, de Murcie et de Castille-La Manche, qui sont les régions qui déplacent le plus de travailleurs.

Parmi ces saisonniers, plusieurs d’entre eux embauchés par la société NORD-EST, ont dénoncé à « Publico » les conditions extrêmes qu’ils ont dû traverser pendant les jours de vendanges pour la célèbre marque Château Palmer.

Insultes, manque d’eau et pas de mesures de sécurité

Plusieurs saisonniers espagnols ont expliqué à Público que depuis leur arrivée pour travailler dans le vignoble, ils ont subi des mauvais traitements de toutes sortes.

«Dès notre arrivée, ils nous ont dit qu’en raison du problème du coronavirus, ils n’allaient pas nous donner de nourriture ou d’hébergement. Malgré cela, nous avons commencé à travailler en sachant cela, mais dès le premier jour, ils ne nous ont pas donné de bouteille d’eau. Ils nous ont insultés, ils se sont moqués de nous. Ils nous traitaient de fils de putes et affamés », raconte un ouvrier.

«Quand nous nous sommes plaints et que nous avons dit que nous ne pouvions pas continuer à travailler comme ça, ils nous ont dit de ne pas travailler et ont déduit les heures. C’est comme ça que c’était chaque jour», explique-t-il.

«Nous n’avions pas de toilettes et si vous aviez des besoins il fallait se cacher un peu parmi les vignes pour pouvoir le faire ou mordre la balle et endurer. [...] Enfin, il (un responsable du chateau) nous a dit de faire une liste de toutes les personnes qui vivaient dans la rue, mais nous étions tous dans la rue », poursuit-il.

«Nous avons également demandé des douches, mais ils nous ont donné une douche pour plus de 120 personnes (nous étions des groupes de 60 personnes). Imaginez comment était la douche. Il y avait beaucoup de gens qui ont décidé de ne pas y aller, mais nous aurions dû avoir le droit de prendre une douche après les heures de travail « .

Dormir dans des tentes et des voitures

Les travailleurs dénoncent que l’entreprise ne leur a jamais fourni de logement ni ne les a aidés à trouver un endroit pour dormir, de sorte que tous les membres du groupe dormaient dans la rue où et comme ils pouvaient.

«Pour dormir, il fallait chercher un endroit. Mon compagnon et moi avions une camionnette, mais il y avait beaucoup de gens qui n’avaient rien et qui ont dû dormir dans des tentes cachées dans des parcs. Certains jours, nous avons été expulsés et nous avons dû lever le camp la nuit alors que le lendemain nous devions travailler », raconte un travailleur.

«J’ai d’autres collègues pour qui ils ont réservé une place, mais c’était littéralement dans une décharge. Quand les patrons nous ont dit que nous pouvions dormir dans une décharge, nous avons pensé que c’était drôle, ils l’ont dit parce qu’ils étaient des classistes, mais quand nous sommes arrivés là-bas, c’était une décharge. Vraiment. Il y avait beaucoup de gens qui sont restés parce que la police ne nous a pas jeté hors de la décharge », explique-t-il.

Machisme et harcèlement sexuel

Le travailleur raconte à Público que plusieurs collègues ont été victimes de harcèlement et de machisme pendant quelques jours très chauds et ont été réprimandés pour avoir porté des débardeurs au travail.

« Un jour très chaud, plusieurs filles de notre groupe portaient des chemises d’été légèrement fraîches et les patrons leur ont dit d’aller acheter des vêtements plus décents parce qu’ils distrayaient les autres travailleurs », explique-t-elle.

«Le jour où la situation est devenue intenable a été un jour où plusieurs hommes – également des travailleurs – ont commencé à harceler les filles de mon groupe de travail. Ils les ont regardées, les ont touchées… et les filles de notre groupe ont refusé de travailler. avec ces gens. Quand nous l’avons dit à notre supérieur , il se moquait de nous et nous a dit que cela devait nous arriver parce que nous étions habillés comme ça.  »C’était terrible. C’était vraiment terrible », se plaint-il.

Ils prévoient de rapporter ce qui s’est passé

« Nous prévoyons de dénoncer tout ça. Le jour où la grande révolte a éclaté, nous avons tous manifesté notre mécontentement et menacé de renverser les camions si les choses ne s’amélioraient pas », explique le travailleur.

« Il semblait que les patrons s’en fichaient, mais ensuite nous avons dit que nous le dénoncerions à Almería et que c’est à ce moment-là que les choses ont commencé à changer et qu’ils ont commencé à nous donner une bouteille d’eau à trois heures de l’après-midi », poursuit-il.

«Bien que j’aie essayé de faire bouger les collègues, la réalité est qu’ils – tout comme moi – sont allés là-bas pour travailler et quand ils ont terminé la journée, ils voulaient juste trouver une douche et se reposer pour travailler le lendemain.

« Publico » a tenté de contacter l’agence d’intérim NORD-EST et Château Palmer sans succès dans les deux cas.

Ce n’est pas la première fois que quelque chose de similaire se produit

Cette même année, la ministre française du Travail, Elisabeth Borne, a affirmé que le gouvernement français entendait traduire en justice la société de travail temporaire murcienne Terra Fecundis pour son éventuelle responsabilité dans l’apparition d’épidémies de coronavirus. avec des travailleurs saisonniers dans le sud-est du pays.

Dans une interview publiée en juillet dans un journal français, elle a évoqué des «situations inacceptables» qui «peuvent conduire à l’apparition de sources d’infections à covid-19».

Une ancienne travailleuse a également accordé une interview à El Closure Digital dans laquelle elle a assuré qu’il n’y avait même pas d’ombre, il y avait une grande cuisine commune, mais tout était dégoûtant, plein de moustiques et d’ordures ».

A votre santé!

Depuis la publication de cet article le château Palmer a répondu ici : https://rue89bordeaux.com/2020/10/le-chateau-palmer-nie-toute-maltraitance-envers-les-saisonniers-espagnols/?fbclid=IwAR2MS4xWbjf2F3PW1Lcx6IEHR2F_ZFqcvtI_Y7Gj_R_9SyoCS3H9t7XC9fE

Mr le Maire de Langouët convoqué au tribunal pour son arrêté anti pesticides : le CIMP lui exprime son soutien.

Logo CIMP 

 Collectif Info Médoc Pesticides

12 place du Maréchal Juin

33480 Listrac-Médoc,

 

Monsieur Daniel Cueff,  

Maire de Langouët,

19, RUE DES CHÊNES,

35630 Langouët

ACCUEIL-MAIRIE@LANGOUET.FR

  

 

Fait à Listrac-Médoc le 06 juillet 19,

 

 

Monsieur Le Maire,

 

Le Collectif Info Médoc Pesticides que j’ai l’honneur de représenter, vous adresse ce jour son plus fervent soutien, et au-delà son admiration pour votre courage, face à l’urgence climatique et écologique actuelle.

Vous avez le 18 mai dernier pris un arrêté interdisant les pesticides à moins de 150 m des bâtiments à usage professionnel et d’habitation, sachant que cela allait provoquer l’ire des autorités préfectorales et le déclenchement d’une procédure, là où vos collègues choisissent la résignation et oublient leurs responsabilités face à leurs concitoyens, vous avez choisi de vous élever.

 

Cela fait plus de 8 ans que je lutte contre le désastre sanitaire des pesticides et le déni qui l’entoure. Mon frère Denis Bibeyran, était vigneron et a été empoisonné par les pesticides et tous ceux qui savaient et ont laissé faire. En février 2016, j’ai cofondé le Collectif Info Médoc Pesticides avec deux amies, aujourd’hui nous représentons 280 adhérents sur toute la France. Habitants, parents, enfants, professionnels, consommateurs, nous sommes tous concernés parce que tous exposés et contaminés.

Sur notre territoire qu’est le Médoc, vitrine des vins de Bordeaux qui n’ont plus rien de prestigieux depuis bien longtemps, nous aimerions que les édiles suivent votre chemin mais ils sont pour la plupart viticulteurs et pas en bio bien sûr. Ici, les riverains les plus proches et les plus chanceux, doivent se contenter d’une information minimaliste quelques heures voire quelques minutes, avant le prochain passage du tracteur pulvérisateur, comme toute mesure de protection. Parades dérisoires aux abords des écoles, haies, filets dits anti pesticides, horaires de traitements soi-disant adaptées, et rien pour les travailleurs dans les vignes.

Sur le terrain de la lutte, malgré notre omniprésence il est difficile d’obtenir plus, tant la puissance viticole a infiltré toutes les arcanes du pouvoir local comme départemental et régional. C’est pourquoi votre arrêté, acte de résistance locale face au déni et à la toute-puissance du lobby agricole et agrochimique est si important et porteur d’espoir. Espérons qu’il fera des émules, allé rêvons un peu et espérons qu’il arrivera jusque dans nos terres girondines.

Puissent ces petites pierres semées sur nos chemins, faire de nos luttes disséminées sur tout le territoire, une belle victoire collective.

 

Avec tout notre soutien,

Marie-Lys Bibeyran, pour le Collectif Info Médoc Pesticides.

 

 

 

 

Ballade en Médoc viticole, pendant les primeurs….

Les ventes de vin non Bio du Médoc, chutent inexorablement…. Ils font mine de ne pas comprendre et accusent les associations de protection de la santé et de l’environnement de tous leurs maux, mais qui veut encore d’un vin issu de terres qui ressemblent à ça ?!

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Condamnation château Vernous pour faute inexcusable : la fin de la toute puissance de la viticulture médocaine.

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Le Collectif Info Médoc Pesticides se réjouit de la décision juste rendue ce jour par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociales de Bordeaux.

Sylvie Berger, adhérente du Collectif depuis ses débuts, travailleuse des vignes atteinte de la maladie de Parkinson et de l’anémie de Biermer, suite à une double intoxication aiguë aux pesticides dans les vignes de son employeur le Château Vernous, poursuivait celui-ci pour faute inexcusable. Reconnue en maladie professionnelle pour Parkinson, elle mettait là en accusation la responsabilité de l’employeur dans la double intoxication cause de ses maux. Il est en effet trop souvent omis que tout patron a une obligation de sécurité de résultat quant à la sécurité et la santé de ses travailleurs. Ce sont  les manquements à cette obligation qui sont aujourd’hui condamnés par le Tribunal.

La santé et la sécurité de tout travailleur ne doit pas souffrir de la nécessité de travailler.

Pour comprendre la portée considérable de cette décision, il faut replacer les faits dans le contexte de la viticulture médocaine et bordelaise. La démarche entreprise par Sylvie Berger reste marginale du fait de fortes pressions subies par les travailleurs, d’un chantage à l’emploi, de l’image de toute puissance et d’impunité de la viticulture. Pour exemple les propos très irrespectueux tenus par l’avocat du Château Vernous lors de l’audience du 28 janvier, remettant en cause la maladie même de Sylvie…et le comportement particulièrement violent et diffamant des accusés, tout au long de la procédure.

Cette décision appelée à faire jurisprudence, ouvre la voie des possibles pour tous les travailleurs des vignes, qui voient là que le pot de terre n’est pas toujours celui qu’on croit. Les employeurs viticoles se comportent en mafieux sur le territoire médocain, dont ils s’estiment les maîtres, or cette affaire n’est pas qu’un dossier de plus sur les pesticides, il y est aussi question des conditions de travail.  On ne peut plus désormais condamner ses travailleurs à la maladie et au silence et  au delà du clivage Bio pas Bio, désormais les employeurs viticoles ne sont plus au dessus du code du travail.  Si des pratiques culturales biologiques ou biodynamiques auraient épargné des problèmes de santé à Sylvie Berger, elle n’exonèrent pas pour autant d’appliquer la loi et l’obligation de sécurité de résultat qui incombe à tout employeur, ne peut pas connaître pas de compromis.

Le Collectif Info Médoc Pesticides salue le courage, la force et la détermination de Sylvie Berger et de sa famille et souhaite que cette décision ouvre la voie des possibles pour tous les travailleurs des vignes du Médoc et d’ailleurs, et fasse trembler tous les employeurs qui s’affranchissent encore trop de la législation sur le travail. 

Marie-Lys Bibeyran,

pour le Collectif Info Médoc Pesticides.

Pour en savoir plus :

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pesticides-une-ouvriere-viticole-malade-de-parkinson-fait-reconnaitre-la-faute-inexcusable-d-un-1553710671?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2i44XOV2I3aWx5zxKv6Tnm7DGQZfVeCelwov_XmTtJiMHOEMBqboJc4GY#Echobox=1553711466

https://www.sudouest.fr/2019/03/27/pesticides-et-parkinson-la-faute-inexcusable-d-un-chateau-du-bordelais-reconnue-5935439-2780.php?fbclid=IwAR2t0TybXQWGuEy06kpGuFXeM2bYPT6X_uOhgabmye0FHkuv3xVxk_OEW98

http://www.charentelibre.fr/2019/03/28/atteinte-de-parkinson-une-ex-ouvriere-viticole-fait-condamner-le-chateau-qui-l-employait,3407831.php?fbclid=IwAR2XWA4za-VkOktwrJZ4zWrRwS5S9hpfIv0wR6pA74cJIPMLVoQyIa3zsEI

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/faute-inexcusable-du-chateau-vernous-decision-portee-considerable-info-medoc-pesticides-1646012.html?fbclid=IwAR01BRO03u9kqiB9k-i3SEO3_vJ259pusdQBaV9pZ3UGnYa_7uCN0voY2WE

https://mobile.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/gironde-une-ex-ouvriere-viticole-atteinte-de-parkinson-reconnue-comme-victime-des-pesticides_3253913.html?fbclid=IwAR3dxEof2RzexVTcmkMB9gk7LGcYFrGh3W07x3DUXPWoRDzc3lx6Pangt3I#xtref=https://www.google.com/

https://rue89bordeaux.com/2019/03/pesticides-mis-cause-maladie-de-parkinson-dune-ouvriere-viticole/?fbclid=IwAR3e9lOInmHDvASrV0SVBa0bQrgPVkCYMC3YEZo5TFRXZmSZA-VDmduC7zU

« Effets et goûts des pesticides » par Gilles-Eric Séralini et Jérôme Douzelet. Compte rendu soirée débat 1er février 2019.

Vendredi soir à Moulis, ce sont près de 150 personnes, malgré des ratés dans la communication autour de l’événement, qui sont venues écouter nos deux experts des effets et du goût des pesticides, Gilles-Eric Séralini et Jérôme Douzelet. A en croire les applaudissements et l’enthousiasme témoigné par leurs auditeurs, ils semblent avoir fait l’unanimité. Soirée débat 1er février 04                                                            02 W 03 W                                                           04 W 09 W                                                           10 W 13 W                                                            Soirée débat 1er février 02

Après les remerciements de coutume et un hommage à Alain Parfondry, médecin généraliste médocain proche du Collectif Info Médoc Pesticides, Mrs Séralini et Douzelet ont pendant quasi deux heures durant, expliqué en détail leur dernière étude menée de concert sur le goût des pesticides. Goût détecté d’abord dans de l’eau dans laquelle était préalablement diluée une dose de substance active d’un pesticide bien déterminé, à la dose à laquelle il est détecté dans le vin. Le laboratoire de Mr Séralini se procurant à chaque fois un échantillon de la matière active seule. Après avoir ainsi identifié le goût dans l’eau, ils sont passé à l’étape de la détection dans le vin, observant un protocole pointilleux. Précisant aussi que la vigne est la plante la plus traitée au Monde !

Chaque vin acheté l’était par couple afin de tester des vins  de même terroir, de même cépage, de même variété et de même année, un en Bio et un en non Bio (pas forcément labellisé), 16 couples de vin au total pour 250 pesticides dosés.

Powerpoint Séralini 06

Les vins biologiques ne contiennent pas de pesticides sauf 1 sous forme de traces. Les vins non biologiques contiennent entre 1 et 6 pesticides. Les fongicides détectés sont : Folpel, Iprodione, Fenhexamide, Iprovalicarbe, Pyrimethanil, Boscalid et des résidus d’herbicides Glyphosate et AMPA.

Exemple d’un couple de vin testé : Château l’Evangile sur Pomerol (propriété de Rothschild) en conventionnel à 400€ la bouteille et Château Gombaude Guillot (propriété Techer) également sur Pomerol en Bio qui coûte 30€ la bouteille. Résultats :  Pas de pesticides dans le vin bio contrairement au vin non bio dans lequel est détectée une dose de Boscalid 1460 fois plus élevée que la dose autorisée dans l’eau !

Voici un aperçu des vertus annoncées par les instances sanitaires  de ces molécules, sachant que lorsqu’elles sont reconnues c’est qu’elles sont plus qu’avérées….

Powerpoint Séralini 03

Les deux experts rappellent que le vin n’a pas de Limites Maximales de Résidus, celles qui lui sont parfois malhonnêtement appliquées, sont celles des raisin de cuve et raisins de table. Or, elles sont suffisamment élevées pour que les doses détectées dans le vin, y soient toujours inférieures. Rassurant ? Pas vraiment. En effet, prenons par exemple le gentil Boscalid, le Professeur Séralini nous explique qu’il suffit de 16ml de vin (soit le fond d’un verre) pour être exposé aux risques d’une intoxication chronique ! Il n’y a pas de dose sans effet, contrairement à ce que tente de nous faire croire les fabricants de pesticides, les instances sanitaires et les professionnels viticoles. Boire un vin non Bio vous expose déjà à des risques importants pour votre santé, en plus de financer une viticulture mortifère pour sa main d’oeuvre et son voisinage. 

Lors de l’étape de la détection des pesticides dans l’eau, 85% des testeurs détectent les pesticides au moins 1 fois, 58% à chaque fois.

Quant aux goûts identifiés dans l’eau :

Powerpoint Séralini 04                                                 14 W

Dernière étape : tester les couples de vins achetés pour y détecter ces mêmes goûts.

Powerpoint Séralini 05

Le Professeur Séralini et le chef cuisinier Jérôme Douzelet d’expliquer que les arômes présentés comme une originalité d’un vin, comme une particularité d’une année, résultent en réalité des pesticides qu’il contient et  y sont ajouté également des levures de synthèse….notamment pour pallier l’absence des levures naturelles contenues dans la peau du raisin, qui sont elles tuées par les produits chimiques…Levures de synthèse aromatiques, qui permettent d’influer volontairement sur le goût du vin, qui n’avait déjà plus rien de naturel. Là où au contraire un vin bio sera chaque année naturellement différent, parce que le fruit d’une combinaison jamais identique entre la météo, le terroir et l’expression d’un savoir faire artisan.

Désormais vous saurez que lorsque vous trouvez un arôme de fraise, de banane ou autre à un vin non bio, il s’agit en réalité du goût des pesticides qu’il contient et que la sécheresse en bouche ne s’explique pas par la teneur en alcool ! 

Point positif dans leur argumentaire : la capacité des plantes et de nos organismes à se détoxifier de ces poisons, dès qu’ils y sont moins exposés. Par exemple, deux parcelles de vignes proches, l’une cultivée avec des pesticides l’autre en Bio. La parcelle Bio recevra 10 fois moins de produits toxiques et va au fur et à mesure se débarrasser naturellement, via les plantes,  des pesticides reçus jusque là. D’où l’intérêt pour l’être humain de se nourrir au maximum d’aliments Bio. 

-Ils ont fait un petit retour sur la pseudo toxicité du cuivre et vraie campagne de désinformation, orchestrée par ceux qui n’ont pas intérêt à son utilisation. Il est intéressant de découvrir que les vins conventionnels contiennent 10x plus de cuivre que les vins Bio, les viticulteurs biologiques étant soumis à des limitations drastiques de doses de cuivre susceptibles d’être utilisées.  Quantité désormais limitée à 4kg/ hectare / an lissage sur 7 ans. 

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A noter ici le Boscalid évoqué plus haut et pour lequel 16ml de vin en contenant suffit à nous intoxiquer gravement. 

-Retour également sur la difficulté du gouvernement et de l’Union Européenne à interdire le glyphosate.  Où nous apprenons que les banques européennes avec l’aval des gouvernements nationaux et l’aide de nos impôts, ont aidé Bayer à racheter Monsanto, et n’ont donc pas intérêt à l’interdiction du produit phare de la firme déjà malmenée par des procès en cours et des plaintes qui s’accumulent. Le manque d’alternatives viables et la survie financière des agriculteurs que l’on continue ainsi à empoisonner, ont bon dos. Mais en doutions-nous encore ?!

-Retour pour finir sur la composition des pesticides. Le Professeur Séralini avait démontré en 2018 la toxicité des coformulants du Round’up. C’est-à-dire des produits qui sont ajoutés au glyphosate pour en augmenter l’efficacité, la fluidité etc…

Ces coformulants seraient jusqu’à 1000 x plus toxiques que le glyphosate seul. Alors que ce dernier isolé, ne parviendrait pas à tuer vos herbes dites « mauvaises », un adjuvant seul y arriverait sans problème. Pire, il détruirait aussi des cellules humaines du rein en moins d’1h30 en laboratoire ! 

Question : quels sont des coformulants ou adjuvants ? difficiles à identifier parce que couverts par le secret industriel. La procédure d’homologation de la substance active auprès de l’EFSA et de la formulation commerciale auprès de l’ANSES (pour la France), repose sur des études de toxicité financées par les firmes elles-mêmes et l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est délivrée en l’absence de connaissance de l’exacte composition du pesticide autorisé !

Le Professeur Séralini a cependant réussi à en identifier, notamment pour le Round’Up, on apprend ainsi qu’il comporterait de l’Arsenic (pourtant interdit en France), et que les pesticides en général seraient composés de détritus de pétrole qui seraient à eux seuls beaucoup plus dangereux que la substance active, qui capte pourtant toutes les attentions.

Par conséquent, ce n’est pas une substance active qu’il faut interdire mais bien toute l’industrie des pesticides qu’il faut anéantir.

A noter l’absence de la presse et du milieu viticole pourtant invités.

Pour en savoir plus :

http://www.seralini.fr/

https://charliehebdo.fr/ecologie/le-roundup-contient-des-substances-1000-fois-plus-toxiques-que-le-glyphosate/

https://combat-monsanto.org/spip.php?article1003

https://www.youtube.com/watch?v=M0OAALb9WPo (Affaire Séralini à partir de 50min).

 

 

 

Le château Lafon Rocher pris les doigts dans le pot de CMR.

Dernière action menée conjointement par le Collectif Info Médoc Pesticides, Alerte aux Toxiques (Valérie Murat) et Alerte Pesticides Haute Gironde (Sylvie Nony et Henri Plande), l’analyse de 3 millésimes du château Lafon Rochet 4ème grand cru classé de Saint Estèphe. Son propriétaire Basile Tesseron clamait dernièrement dans la presse, abandonner la culture biologique de son vignoble, or selon les résultats de nos analyses, il ne l’a jamais véritablement pratiquée ! 

Détails : 

Dans un article de Terre de Vins publié en avril 2017[1], nous pouvions lire : « Le 4e grand cru classé de Saint-Estèphe mène des essais en bio et biodynamie depuis 2010, accentués en 2015, et couronnés par une conversion de la totalité des 40 ha de vignoble en 2016. Le ressenti de Basile Tesseron…. »

Dans la Revue du vin de France le 24 ocotbre 2018[2], nous découvrions ceci : 

À Bordeaux, Lafon-Rochet stoppe le bio : trop polluant !

«  »On arrête la conduite en bio de Lafon-Rochet. J’ai pris la décision en février de cette année. » 

Mauvaise interprétation et retranscription de ses propos par les journalistes,  selon Basile Tesseron. Pourtant, propos parus non pas dans un seul mais dans plusieurs journaux [3 et 4] et toujours pas de démenti de la part de Mr Tesseron…

Or, il ressort des résultats de nos analyses que Mr Tesseron ne s’est jamais véritablement émancipé de l’industrie des pesticides et de ses poisons, voir communiqué de presse ci-dessous.

Mettre sur la même lignée de dangerosité les pesticides issus de la chimie de synthèse et les produits d’origine minérale ou végétale utilisés en viticulture biologique, a non seulement contribué à discréditer les vrais pratiquants de ces méthodes alternatives, mais aussi à freiner des possibles conversions à venir et à encourager le maintien de pratiques qui sont elles criminelles, pour les travailleurs des vignes, toute la population de communes viticoles et les enfants. 

Il ne faut pas avoir beaucoup respiré de folpel (cancérigène, perturbateur endocrinien) et de ses petits camarades Boscalid,  Fenhexamide et  Pyriméthanil, pour les comparer au cuivre et au soufre…Tout travailleur des vignes et habitant jouxtant des vignobles traités avec ces poisons, sait quelles céphalées et nausées y sont associées.

Tout propos visant à atteindre, qui plus est de manière aussi malhonnête des pratiques salvatrices pour l’environnement et la santé, doivent être dénoncés (c’est le but de notre démarche) et sanctionnés, c’est là du ressort de l’interprofession. Le CIVB, jouera-t-il enfin son rôle ?! 

                                Illustration Lafon Rochet

Communiqué de presse commun des associations Collectif Info Médoc Pesticides, Alerte Aux Toxiques et Alerte Pesticides Haute Gironde.

Lafon-Rochet pris les doigts dans le pot de CMR* !

 

Ainsi donc, la baudruche se dégonfle ! Le château Lafon-Rochet déclinait il y a peu, sur tous les tons et sur tous les médias, son « abandon  de la bio » « trop polluante ».

Le Collectif Infos Médoc pesticides, Alerte aux Toxiques et Alerte Pesticides Haute Gironde ont fait procéder à une analyse de résidus sur ses millésimes 2013, 2014 et 2015.

Le résultat est quand même édifiant au regard des déclarations publiques.

On retrouve, sur tous les millésimes, des résidus de Folpel classé CMR, de Phtalimide (métabolite du Folpel), de Boscalid, du Fenhexamide et de Pyriméthanil.

Ces produits sont détectés à des doses qui ne peuvent pas résulter d’une dérive du voisinage, a fortiori quand on a affaire à 40 hectares d’un seul tenant. Au contraire, la régularité remarquable de leur présence tout au long des millésimes, indique qu’il s’agit bien d’une stratégie phytosanitaire volontaire. On cherche même, mais en vain, l’indication de l’élimination  progressive du produit le plus dangereux, qu’aurait dû entraîner le passage progressif en Bio annoncé partout.

Pour ce qui est du millésime 2016, il n’est pas encore disponible. Mais dans une interview du magazine « Terres de vin » du 3 avril 2017, M. Tesseron  nous indique lui-même qu’il a utilisé au moins un produit conventionnel. Ce qui n’empêche pas ce magazine complaisant de parler de Bio !

Pour résumer : tout cela n’est pas bien Bio. Et si le journalisme ne s’était pas si souvent abaissé à faire du publi-reportage, on n’aurait pas lu, sur un site viticole connu,  sous la photo du château Lafon-Rochet, le commentaire suivant : « Lafon-Rochet, pionnier de la bio en Gironde, renonce à la certification ». Sur la base de quelle enquête ?

M. Basile Tesseron a multiplié les interviews et les déclarations dans la presse : La revue Terre de vins [1], La Revue du Vin de France [2], 20 Minutes [3] et Vitisphère [4]. Après avoir annoncé sa conversion en bio (qui n’a jamais eu lieu) dans le premier, ses propos consistent à dénigrer systématiquement la viticulture bio dans les suivants et à faire croire qu’elle est au moins aussi dangereuse que l’agriculture conventionnelle.

Nous lui avons soumis notre communiqué par courtoisie. Il estime avoir été trahi par les journalistes. Il n’a pourtant à ce jour (4/12/2018) fait paraître aucun démenti.

L’opinion publique et viticole est en droit d’attendre des excuses tout aussi tonitruantes.

 

[1] http://www.terredevins.com/actualites/primeurs-lafon-rochet-2016-100-bio/

[2] https://www.larvf.com/vin-bordeaux-lafont-rochet-bio-biologique-arret-pollution-conventionnel-viticulture-cuivre,4602076.asp

[3] https://www.20minutes.fr/planete/2365791-20181106-bordeaux-viticulteur-abandonne-culture-bio-car-cuivre-trop-polluant-sols

[4] https://www.vitisphere.com/actualite-88464-Lafon-Rochet-abandonne-le-bio.htm

 

 Résultats des analyses : 

 

fichier pdf Analyses LR 1   Analyses LR 2 fichier pdf Analyses LR 3 fichier pdf Analyses LR 4 fichier pdf Analyses LR 5  Analyses LR 6 fichier pdf Analyses LR 7 Analyses LR 8 fichier pdf Analyses LR 9 

 

 

 

 

Réponse au courrier de Mr Jean-Claude Boniface, publié dans le Journal du Médoc du 19/10/18.

Vous trouverez ci-dessous copie du courrier publié dans le Journal du Médoc du vendredi 19 octobre, et signé par Mr Jean-Claude Boniface. Ingénieur de l’ENITA et ex directeur technique du château Clarke à Listrac-Médoc. Au dessous de ce courrier; veuillez trouver ma réponse, publiée dans le Journal du Médoc paru vendredi 26 octobre. 

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Ma réponse au courrier JC Boniface

 

 

 

 

 

 

Il est aisé lorsqu’on n’est pas soi-même riverain ni travailleur des vignes, d’appréhender la prophylaxie du seul point de vue technique. Sans considération de l’impact humain et environnemental. Si l’année 2018 fut un cru record en matière d’attaques de mildiou ; c’est tous les jours que l’impact des pesticides sur la santé, ainsi que sur la faune et la flore dépasse les prévisions les plus sombres. C’est la survie de la vigne elle-même, que ce printemps silencieux décrit par Rachel Carson en 1962, hypothèque. Face à un constat sans appel des dégâts sanitaires et environnementaux causés par les pesticides de synthèse, panser les plaies à coup d’armes chimiques peut-il être la solution?!
Durant cette saison 2018, les vignobles cultivés biologiquement ont souffert des attaques de mildiou c’est un fait, mais ceux arrosés de fongicides chimiques n’ont pas pour autant été épargnés. Peut-être des problèmes de positionnement, mais aussi la preuve incontestable des limites de la chimie. La résistance aux molécules connue pour les antibiotiques, fonctionne à l’identique pour les pesticides, avec la tentation de se tourner vers des produits toujours plus concentrés et plus toxiques. Un cercle aussi vicieux que dévastateur.
Quelle logique y-at-il à traiter la vigne toujours plus et plus souvent pour produire un vin qui s’en trouve dévalorisé ?! Les chiffres sont clairs, les ventes de vin biologique explosent.
Le consommateur lorsqu’il achètera du vin 2018, ne se demandera pas si le vignoble a souffert ou pas du mildiou il cherchera le logo AB…
Marie-Lys Bibeyran.

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